Réseau scientifique TERRA
Menu

_Accueil > Publications de TERRA > Collection "Synthèses"

N°4 - Aurélie DUPONT

"Discours journalistiques sur les exilés africains en transit au Maroc" Cette note de synthèse a été réalisée en octobre 2005 dans le cadre d’une recherche collective par Internet sur le thème "Les exilés africains en transit au Maroc - La crise politique et humanitaire de l’automne 2005". Ce travail collectif constituait un exercice pour le séminaire "Migrations forcées, réfugiés, asile" (J. Valluy) : http://www.univ-paris1.fr/article43... au sein de la formation délivrée par le Master professionnel Crises : interventions d’urgence et actions de développement de l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1, IEDES). L’université n’entend donner aucune approbation ou improbation aux opinions émises dans ces documents. Ces opinions doivent être considérées comme propres à leurs auteurs.

Citer cet article : A. Dupont, "Discours journalistiques sur les exilés africains en transit au Maroc", TERRA-Ed., Coll. "Synthèses", oct. 2005 : http://terra.rezo.net/article443.html


Corpus : Le Monde (France), Libération (France), El Mundo (Espagne, centre droit), El Païs (Espagne, gauche), La Gazette du Sahara (Maroc), Le Matin du Sahara (Maroc, pro gouvernemental)
L’objet de cette étude est de dégager le profil des migrants subsahariens transitant par le Maroc qui ressort, en octobre 2005, à la lecture de la presse française, espagnole et marocaine, et de tenter d’analyser celui-ci.
Les caractéristiques sociologiques des migrants subsahariens émergeant dans le corpus
En confrontant les articles publiés dans le corpus, différentes données sur les caractéristiques sociologiques des migrants subsahariens qui transitent par le Maroc sont mises en évidence.
Les informations sur le sujet du pays d’origine des migrants sont variables selon les journaux et peu précises. Il n’y a pas de listes exhaustives (il s’agit davantage d’énumérations qui se terminent par des points de suspension ou par etcetera) et les pays cités ne semblent pas résulter d’analyses sérieuses. Par ailleurs, aucun article n’aborde la question de la proportion de migrants venant des différents pays. Ainsi, les numéros de Libération datés du 5, du 11, du 15, et du 18 octobre, mentionnent différents pays d’origine, dans des listes terminées par des points de suspensions, la plus complète faisant état de ces pays : Mali, Sénégal, Niger, Nigeria, Libéria, Cameroun, Guinée, Ghana… Le Monde parle de « ces clandestins venus du Mali, du Nigeria, de Guinée ou de Sierra Leone » [1]. Selon El Pais, « la majorité vient du Mali et du Sénégal » [2] alors que pour La Gazette du Maroc, les migrants qui transitent par le Maroc « viennent par centaines de tous les coins de l’Afrique noire » [3]. Le Matin du Sahara est encore plus vague puisque, selon lui, les migrants « viennent de toute l’Afrique » [4]. Le journaliste précise cependant, par la suite, que « la majorité des hôtels de la médina [de Casablanca] sont habités aujourd’hui par une population essentiellement nigériane, mais aussi ghanéenne et sénégalaise » [5].
Les seules données qui permettent de dégager des tendances générales sur les nationalités les plus représentées concernent la question des rapatriements effectués par les autorités marocaines, rapatriements qui ont officiellement pris fin le 14 octobre et sur lesquels les journalistes semblent disposer de chiffres plus précis même s’ils ne sont pas toujours identiques. El Mundo évoque ainsi principalement le problème du pays d’origine des migrants à travers cette question de leur rapatriement. Le quotidien espagnol mentionne dans différents articles le Mali et le Sénégal à l’occasion de l’expulsion de ceux-ci par avion (en cinq vols prévus au jour de la parution, 606 maliens devaient être renvoyé dans leur pays de même que 549 Sénégalais en quatre vols soit 1155 personnes [6], alors que Libération dénombre pour ces mêmes transferts 1568 personnes [7]). Pour les migrants d’autres nationalités, le journal espagnol parle de 28 autocars qui ramèneraient entre 1200 et 1500 migrants à la frontière mauritanienne en précisant sur ces nationalités : « dans les différents convois voyagent des immigrants du Ghana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Liberia, Niger et Nigeria » [8]. Aujourd’hui le Maroc affirme, quant à lui, que « les immigrés clandestins rapatriés à partir de l’aéroport de Guelmim (…) sont de nationalités sénégalaise, malienne, gambienne et de la Guinée équatoriale » [9]. El Pais revient dans son édition du 24 octobre sur les 73 immigrants renvoyés par l’Espagne au Maroc, sujet par ailleurs très suivi par la presse espagnole. Le journaliste note que ce groupe est constitué de 49 maliens, le restant venant de 7 pays différents ( 9 de Guinée-Bissau, 4 de Guinée Conakry, 4 de Côte d’Ivoire etcetera [10] ).
Il n’y a donc aucune information précise sur ce sujet, la confrontation des données faisant ressortir une certaine confusion, l’origine des migrants n’intéressant peut-être pas en priorité les quotidiens et les données étant difficiles à collecter. Il faut, par ailleurs, noter que deux journaux marocains mentionnent le fait qu’il n’y a pas uniquement des personnes d’origine subsaharienne dans les migrants en transit au Maroc, « mais également beaucoup d’Algériens, des Irakiens, des Indous et des Pakistanais » [11] pour Le Matin du Sahara, ou des « migrants du Pakistan, du Bangladesh et de l’Inde qui passent par les Etats du Golfe arabo-persique avant de gagner le Maroc » [12] pour La Gazette du Maroc.
Aucun article n’aborde de façon précise la question de l’âge et du sexe des migrants. Néanmoins, indirectement, par le biais d’entretiens ou de descriptions faisant intervenir quasi-systématiquement des hommes jeunes, la presse suggère la surreprésentation de ceux-ci dans la population des migrants subsahariens. Ainsi, on peut entre autre lire dans le corpus les témoignages de Mohamed Camara, un Malien de 17 ans [13], de Kokoubo Dramé, un Sénégalais de 29 ans [14], d’Emmanuel Pastor, de Guinée-Bissau [15] ou celui de Jules « un jeune subsaharien » [16]. Dans Le Monde daté du 13 octobre, on peut d’ailleurs lire que « les Subsahariens ont trouvé un joli nom pour l’enclave espagnole de Melilla. Ils l’appellent Gorgou, un mot qui, en langue peule, désigne un homme fort » [17]. Pourquoi ce choix, se demande le journaliste : « parce que ceux qui réussissent à arriver à Melilla sont des hommes forts » [18] lui explique Moktar, un Sénégalais de 34 ans. Néanmoins, certains articles mentionnent également la présence de femmes et d’enfants, mais celle-ci semble restée marginale si l’on s’en fit à la proportion de témoignages ou de mentions de cette population. Aucun article n’indique de données claires à ce sujet. Tout au plus l’existence d’une « centaine de personnes, des hommes surtout et quelques femmes, certaines avec enfant ou nourrisson » [19] est mentionnée, sans explication supplémentaire. Au sujet de l’âge des migrants il y a également très peu de données précises. Les différents articles relatent l’histoire d’hommes dont l’âge ne semble pas dépasser 40 ans. Un article du Monde s’intéresse cependant plus précisément aux migrants clandestins qui sont encore mineurs. Ainsi, la journaliste remarque que « ces mineurs non accompagnés sont une composante de plus en plus importante de l’immigration clandestine en Espagne » [20], même si elle n’avance aucun chiffre. Elle relate le témoignage de Pedro del Corral, directeur du centre Mediterraneo, et de Miguel Fabrega, directeur des centres à la mairie : « auparavant, expliquent-ils, nous voyions arriver des jeunes de 16 ou 17 ans issus de familles déstructurées. Aujourd’hui, nous recevons des enfants de 12 à 13 ans, qui sont amenés par leur famille et laissés dans l’enclave pour pouvoir y bénéficier d’une bonne scolarité et avoir leur chance » [21].
En introduction au sujet de la situation professionnelle et de la situation familiale des migrants, on peut relever, tout d’abord, un article du Monde daté du 13 octobre, dans lequel le journaliste remarque que « rien ne réunit tous ces anciens de Gorgou et de Ceuta rassemblés à Oujda. Il y a des bacheliers qui ont tâté de l’enseignement supérieur et des illettrés, des commerçants en pacotille et des peintres en bâtiment, des célibataires endurcis et des pères de familles nombreuses, des solitaires et des clandestins à l’esprit grégaire » [22]. Au fil des articles, on peut ainsi lire les témoignages d’un jeune Camerounais « autrefois étudiant en sciences économiques » [23], de Nina Kouame, une Ivoirienne de 20 ans qui était coiffeuse [24], d’un Sénégalais de 27 ans qui décrit sa famille comme n’étant « ni riche, ni pauvre » [25] ou de Kokoubo Dramé, âgé de 29 ans « ancien boulanger à Dakar » [26]. Encore une fois, les journalistes ne cherchent pas à faire d’analyses précises, les informations sur ces aspects étant davantage diffusées en tant que support préalable à des témoignages portant sur les violences policières ou encore les parcours à travers l’Afrique, principaux sujets sur lesquels les journalistes interrogent les migrants subsahariens.
Nous arrivons, enfin, à la question du motif du départ du pays d’origine des migrants. Selon l’article du Monde paru le 8 octobre, « chaque jour, au péril de leur vie, des cohortes d’immigrants tentent de franchir les frontières de l’Europe pour fuir la misère à laquelle ils se savent condamnés s’ils restent dans leur pays d’origine » [27]. Cette appréciation est quelque peu relativisée dans un article publié 5 jours plus tard et qui note que « la plupart ont déserté leur pays natal, poussés par le besoin, mais pas tous » [28]. Le Matin du Sahara retranscrit, quant à lui, les propos du ministre marocain de la communication, porte parole du gouvernement, Nabil Benabdallah qui évoque « la misère et les problèmes de l’Afrique » [29]. L’article mentionne également qu’ « il a souligné que le problème posé avec insistance à travers cette crise est celui du clivage Nord-Sud, du développement inégalitaire et d’un monde qui marche à deux vitesses » [30]. Libération relate d’autre part différents témoignages de migrants subsahariens qui expliquent aux journalistes les motivations de leur départ : ainsi, Saïcou Mamadou, un Malien de Mauritanie raconte que « ça fait un an [qu’il a] quitté la Mauritanie, où vivent toujours [sa] femme et [ses] trois enfants, mais là-bas, [on] vit avec un dollar par jour, ce n’était plus possible » [31]. Kokoubo Dramé, un ancien boulanger de 29 ans confie : « on pense qu’entrer en Europe, c’est gagner quelque chose, c’est ça qu’on cherche, une Europe pour aider la famille et ne pas être un voleur ou un clochard » [32]. L’analyse d’un départ décidé, voire imposé, par des considérations d’ordre économiques reste donc largement dominante dans la presse où ce motif est néanmoins plus sous-entendu qu’explicitement formulé, analyse qui va d’ailleurs dans le sens du discours général. Des raisons autres que la pauvreté et qui viennent ainsi nuancer le discours dominant sont cependant abordées dans la presse : dans un article du Monde daté du 4 septembre, on peut ainsi lire l’histoire d’un couple de jeunes ivoiriens qui ont quitté leur pays après que les rebelles antigouvernementaux aient pris la ville à l’automne 2002 et tué les parents de la jeune femme [33]. De même, un autre article relate le parcours de Boubakar qui a fui la Guinée-Bissau où « une partie de sa famille a été tuée dans des affrontements » [34]. Un article du 13 octobre intitulé « Les clandestins bourlingueurs » mentionne également l’histoire d’un Sénégalais qui a fui une vendetta familiale [35]. De même, Libération relate le témoignage de Moustafa Barry, un Sénégalais de 27 ans qui « voulait gagner l’Angleterre où vit son frère depuis 20 ans, pour une vie meilleure, pour progresser, pour apprendre » [36]. Avant de tenter de rejoindre l’Europe, il étudiait la gestion et l’informatique à l’université de Tunis.

Construction de la connaissance
La façon dont les journalistes ont recueilli les informations est assez uniforme, mises à part les données sur le nombre de migrants présents au Maroc ou rapatriés qui ont été sollicitées (quand les sources sont mentionnées) auprès de la MAP, l’agence officielle de presse marocaine, des forces de sécurité marocaines, d’ONG telle que Women Link World Line [37] ou de SOS Racisme [38].
Les écrits concernant la situation générale (situation d’origine mais aussi parcours, vie au Maroc) des migrants paraissent être tirés de diverses sources. Mais sur le sujet plus précis du profil des migrants, la majorité (voire la totalité) des données semblent provenir d’entretiens que les journalistes ont réalisé eux-mêmes avec ces derniers, procédé qui possède un aspect aléatoire et restrictif, rien ne permettant d’affirmer ou d’infirmer la représentativité d’un témoignage. Ainsi, dans l’article Les clandestins bourlingueurs [39] paru dans Le Monde du 13 octobre, qui est l’article le plus complet sur les migrants subsahariens publié par ce quotidien, le journaliste Jean-Pierre Tuquoi ne cite aucune source pour les informations qu’il donne mais les étaye ou les valide chacune d’une ou deux citations de migrants rencontrés dans un gymnase d’Oudja, ce qui peut poser des questions autour de la source de ces informations (est-ce l’information qui est tirée du témoignage ou est-ce le témoignage qui illustre une information préalablement obtenue, mais comment ?). Un autre article du Monde, Devant Ceuta et Melilla, les clandestins qui rêvent d’Europe sont de plus en plus jeunes [40], a été écrit à partir d’entretiens réalisés avec des directeurs de centres chargés de l’accueil de ces mineurs et des bénéficiaires de ces centres. De même, dans Libération, les données sur le profil des migrants se relèvent surtout dans une série de portraits que le quotidien a consacré aux migrants subsahariens qui racontent quelques fois leur origine, leur raison de chercher à entrer en Europe mais surtout le parcours du combattant que représente cette tentative et les conditions de vie qui sont les leurs une fois arrivés au Maroc et dans l’attente du passage. Ainsi, dans un article daté du 11 octobre, Claire Snegaroff relate « le long parcours de Moustafa, à qui l’Europe n’a cessé d’échapper » [41] ; le 12, le journal publie les « témoignages d’immigrés sénégalais rapatriés à Dakar par le Maroc » [42] ; le 13 paraissent deux articles qui relatent les parcours de Saïcou Mamadou [43], un Malien de 36 ans, et de Mohamed Camara, un Malien de 17 ans [44]. La plupart des entretiens a été réalisée par Jean-Hébert Armengaud qui « a passé une semaine à la frontière entre le Maroc et l’Algérie du 11 au 18 octobre » [45] et qui a « multiplié les rencontres autour d’Oudja et de Maghnia » [46]. Les entretiens posent d’ailleurs la question de la mesure dans laquelle les journalistes peuvent avoir accès aux endroits où se trouvent les clandestins (camps formels et informels) et donc de la diversité de leur source.
Dans la presse marocaine et espagnole, les informations qui transparaissent sur le profil des migrants subsahariens se recueillent essentiellement à travers la présentation de ceux-ci avant leurs témoignages (qui concernent surtout la façon dont ils sont traités et la question de leur rapatriement) dans des indications du type « Patrick Okala, (…) jeune camerounais de 23 ans, autrefois étudiant en sciences économiques » [47], car la presse de ces deux pays s’est relativement peu penchée sur le profil des migrants.

Tentative d’analyse du discours
En effet, la presse marocaine ainsi qu’espagnole ne s’intéresse quasiment pas aux migrants dans leurs caractéristiques sociologiques. Les deux pays étant partie prenante de cette crise, les articles diffusés dans la presse nationale retranscrivent l’enjeu représenté pour ces pays par cette implication, davantage que le profil des migrants. Les rares témoignages de ces derniers (qui sont alors accompagnés d’indications sur le pays d’origine, l’âge…) servent principalement à évoquer le traitement reçu par les autorités marocaines ou espagnoles, les rapatriements forcés (surtout dans la presse espagnole) et les conditions de (sur)vie au Maroc (dans la presse marocaine). Le traitement de cette crise est fortement événementiel et centré sur ses aspects politiques et diplomatiques.
Dans la presse française, on trouve davantage de descriptions des migrants qui restent néanmoins largement superficielles. Celles-ci se font, par ailleurs, à travers deux grilles de lecture. Quand les migrants sont abordés en groupe, de façon générale, le discours est compassionnel et confus : ainsi, Libération parle de « ces infortunés » [48] quand Le Monde analyse les raison qui ont poussé ces « malheureux » [49] à vouloir pénétrer en Europe, souvent renommée pour l’occasion « eldorado ». La pauvreté comme motif de départ reste alors largement sous-entendu voire, dans certains articles, explicitement mentionnée, comme nous l’avons vu dans le paragraphe abordant les raisons su départ. Cependant, quand les journalistes abordent les clandestins de façon individuelle, des nuances dans le discours apparaissent et la lecture d’une immigration économique globale est remise en question par certains témoignages. Néanmoins, dans la presse française, les informations diffusées concernant le profil des migrants sont également restreintes au profit d’un traitement, là encore, plus événementiel de la crise, en raison de la fonction même de la presse, avec notamment des articles sur les rapatriements, sur le traitement politique de la crise par le Maroc et l’Union Européenne…




NOTES:

[1] C. SIMON, « Maroc, terminus noir », Le Monde, 04/09/05

[2] « Los inmiigrantes abandonados por Marruecos en el desierto seran repatriados a sus paises de origen », El Pais, 08/10/05

[3] L. BOUZBOUZ, « Le Maroc, passage obligé vers l’Europe », La Gazette du Maroc, 03/02/03, http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php ?id_artl=1913&n=301&sr=416&r=7

[4] « En attendant le passage vers l’Europe : Des clandestins subsahariens survivent », Le Matin du Sahara, 30/09/05, http://www.lematin.ma/mailing/article.asp ?an=&id=soc&ida=52702

[5] Ibidem

[6] « Marruecos reagrupa a los inmigrantes para repatriarlos a sus países », El Mundo, 12/10/05, http://www.elmundo.es/elmundo/2005/10/12/espana/1129118000.html

[7] J.-H. ARMENGAUD, « Derniers bus de clandestins au Maroc », Libération, 15/10/05

[8] « Marruecos reagrupa a los inmigrantes para repatriarlos a sus países », El Mundo, 12/10/05, op. cit.

[9] « 129 immigrés clandestins camerounais rapatriés à partir de Guelmim », Aujourd’hui Le Maroc¸ 17/10/05, http://www.aujourdhui.ma/nation-depeche40653.html

[10] M. ALTOZANO, I. CEMBRERO, « Maruecos repatria a Mali a 49 de los 73 subsaharianos devueltos por España », El Pais, 24/10/05

[11] K RIDOUANE, « Le rêve perdu de la terre promise », Le Matin du Sahara, 09/10/05, http://www.lematin.ma/mailing/article.asp ?an=&id=natio&ida=53032

[12] O. EL ANOUARI, « Les Subsahariens victimes des passeurs algériens et africains résidents au Maroc », La Gazette du Maroc, 24/10/05, http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php ?id_artl=7808&n=443&sr=105&r=2

[13] J.-H. ARMENGAUD, « Si un jour je reprends le chemin de l’Europe, ce ne sera pas par ici », Libération, 13/10/05

[14] M.-L. JOSSELIN, « Les Marocains nous ont bastonné comme des ânes », Libération, 12/10/05

[15] « Marruecos envia a un milliar de subsaharianos esposados al suroeste des pais sin precisar destino », El Pais, 10/10/05

[16] « En attendant le passage vers l’Europe : des clandestins subsahariens survivent », Le Matin du Sahara, 30/09/05, http://www.lematin.ma/mailing/article.asp ?an=&id=soc&ida=52702

[17] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[18] Ibidem

[19] C. SIMON, « Maroc, terminus noir », Le Monde, 04/09/05

[20] C. CHAMBRAUD, « Devant Ceuta et Melilla, les clandestins qui rêvent d’Europe sont de plus en plus jeunes », Le Monde, 07/10/05

[21] Ibidem

[22] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[23] K RIDOUANE, « Le rêve perdu de la terre promise », Le Matin du Sahara, 09/10/05, op. cit.

[24] C. SIMON, « Maroc, terminus noir », Le Monde, 04/09/05

[25] C. SNEGAROFF, « Le long périple de Moustafa, à qui l’Europe n’a cessé d’échapper », Libération, 11/10/05

[26] M.-L. JOSSELIN, « Les Marocains nous ont bastonné comme des ânes », Libération, 12/10/05

[27] « Aux portes de l’Europe », Le Monde, 08/10/05

[28] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[29] « 90% des immigrés clandestins viennent d’Algérie », Le Matin du Sahara, 13/10/05, http://www.lematin.ma/mailing/article.asp ?an=&id=natio&ida=53192

[30] Ibidem

[31] J.-H. ARMENGAUD, « Certains ont eu si soif qu’ils ont bu leur urine », Libération, 13/10/05

[32] M.-L. JOSSELIN, « Les Marocains nous ont bastonné comme des ânes », 12/10/05

[33] C. SIMON, « Maroc, terminus noir », Le Monde, 04/09/05

[34] C. CHAMBRAUD, « De Bissau aux barbelés de Ceuta, la longue errance de Bubakar », Le Monde, 02/10/05

[35] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[36] C. SNEGAROFF, « Le long périple de Moustafa, à qui l’Europe n’a cessé d’échapper », Libération, 11/10/05

[37] Citée par El Mundo, « Marruecos reagrupa a los inmigrantes para repatriarlos a sus paises », El Mundo, 12/10/05, http://www.elmundo.es/elmundo/2005/10/12/espana/1129118000.html

[38] Ibidem

[39] J.-P. TURQUOI, « Les clandestins bourlingueurs », Le Monde, 13/10/05

[40] C. CHAMBRAUD, « Devant Ceuta et Melilla, les clandestins qui rêvent d’Europe sont de plus en plus jeunes », Le Monde, 07/10/05

[41] C. SNEGAROFF, « Le long périple de Moustafa, à qui l’Europe n’a cessé d’échapper », Libération, 11/10/05

[42] M.-L. JOSSELIN, « Les Marocains nous ont bastonné comme des ânes », Libération, 12/10/05

[43] J.-H. ARMENGAUD, « Certains ont eu si soif qu’ils ont bu leur urine », Libération, 13/10/05

[44] J.-H. ARMENGAUD, « Si un jour je reprends le chemin de l’Europe, ce ne sera pas par ici », Libération, 13/10/05

[45] J.-H. ARMENGAUD, « Passagers clandestins », Libération, 21/10/05

[46] Ibidem

[47] K RIDOUANE, « Le rêve perdu de la terre promise », Le Matin du Sahara, 09/10/05, op. cit.

[48] F. MUSSEAU, « Inquiétudes sur le drame des ‘‘déportés’’ de Ceuta-Melilla », Libération, 11/10/05

[49] « Aux portes de l’Europe », Le Monde, 08/10/05

.

.

.

TERRA-Editions

La collection "Synthèses" de TERRA-Editions(http://terra.rezo.net) publie des "notes de synthèse" sur des sujets d’actualité. Il s’agit de textes très courts (quelques pages) issus de démarches très diverses : présentation d’une étude ou d’un rapport, compilation de données existantes, témoignage d’une expérience individuelle ou collective, note de lecture, compte-rendu d’une recherche d’informations...

Pour voir les autres textes de la collection : sommaire


(GIF) Chaque texte publié par TERRA-Editions est placé sous copyright de son ou ses auteur(s) et sous licence "Creative Commons" dont les règles sont présentées à cette adresse : http://creativecommons.org/licenses...

.

.

Par ailleurs sur TERRA

.

Pour approfondir sur ce sujet, vous trouverez sur TERRA :
- Programme de recherche : ASILES
- Programme de recherche : TRANSGUERRES
- Axe de travail : Exils, entre Europe, Méditerranée et Afrique
- TERRA-Editions : Le rapatriement des réfugiés angolaisparcours d’exil des réfugiés mauritaniens au SénégalL’accueil étatisé des demandeurs d’asileDiscours journalistiques sur les exilés africains en transit au MarocVictimes coupables : bloquer l’AfriqueDiscours d’ONG sur les exilés africains en transit au MarocLe front du désertGénération née dans les camps de réfugiés Sahraouisaide au développement et les enjeux migratoiresUne prison qui ne dit pas son nomLe drame de la place Mustapha MahmoudLe HCR au Maroc
- Livres choisis : Communautés d’itinérance et savoir-circuler des transmigrant-e-s au MaghrebLe retour des camps ?Migrants forcés éthiopiens et érythréens en Égypte et au SoudanUne marche une libertéMigrations internationales, Chaînon manquant de la mondialisationLa Nuit Rwandaise

.

Appel du réseau TERRA

Identité nationale et immigration :
inversons la problématique !


Donnez lui force, signez cet appel et faites le signer !
Publiez le à la Une de votre site, diffusez le sur vos listes de discussion...
En ligne : http://terra.rezo.net/article602.html


Dernière modification le 9 juin 2007 à 18h18

Répondre à cet article

5 Messages de forum

  • N°4 - Aurélie DUPONT

    16 juillet 2008 07:18, par xiaohua
    千岛湖旅游
    千岛湖地处亚热带季风气候区的北缘,由于森林覆盖率高,以及千岛湖水面的调节作用,故气候温暖湿润,一年四季分明,它的年平均气温为17℃,气温的年较差和日较差小,年平均降水量为1430mm,雨日为155天。 千岛湖酒店 普陀山
    普陀山旅游
    普陀山是全国著名的观音道场。其宗教活动可溯于秦,从山上原始道教、到仙人炼丹遗迹随处可觅。唐大中元年(公元847年),有梵僧来谒潮音洞,感应观音化身,为说妙法,灵迹始著。唐咸通四年(公元863年),日僧慧锷大师从五台山请观音像乘船归国,舟至莲花洋,触礁,以为观音不肯东渡,乃留圣像于潮音洞侧供奉,遂有“不肯去观音”。后经历代兴建,寺院林立。
    普陀山酒店鼎盛时期,全山共有3大寺、88庵、128茅蓬,4000余僧侣,史称“震旦第一佛国”。每年农历二月十九观音诞辰日、六月十九观音得道日、九月十九观音出家日,四方信众聚缘佛国,普陀山烛火辉煌、香烟燎绕;诵经礼佛,通宵达旦,其盛况令人叹为观止。每逢佛事,时有天象显祥,信众求拜,灵验屡现 。绵延千余年的佛事活动,使普陀山这方钟灵毓秀之净土,积淀了深厚的佛教文化底蕴。观音大士结缘四海,有句俗语叫:“人人阿弥陀,户户观世音”,观音信仰已被学者称为“半个亚洲的信仰。
    普陀山住宿 杭州落户

    Répondre à ce message

  • N°4 - Aurélie DUPONT

    16 juillet 2008 10:35, par fdsf

    Hangzhou Deli technology production distribution Process calibrator products, providing a variety of process calibrator. Welcome to the Advisory parameters ...

    Paperless Recorder Low Cost Paperless Recorder,Supply Paperless Recorder,Easy use,good quality !One of the best paperless.

    威海汇鑫化工机械有限公司专业实验用反应釜生产企业,主要产品有 :不锈钢反应釜、反应釜、实验用反应釜等等.公司的实验用反应釜,反应釜系列产品在市场有着良好的口碑

    防腐木花架以其美观防腐蚀等特性被广泛应用于景观工程,杭州馨艺景观设计公司生产安装防腐木花架,防腐木花箱,防腐木屋,拥有一支高素质的施工队伍.

    杭州德利科技有限公司经营生产无纸记录仪,汽油辛烷值测定仪,智能电量测量仪等,其销售的无纸记录仪,汽油辛烷值测定产品以其优越的性能广受好评!

    在线ph计、工业在线ph计.杭州德利科技是国内规模较大的集生产销售在线ph计一体的综合性公司,始终走在在线ph计行业前沿!

    威海汇鑫化工机械有限公司不锈钢反应釜供应商,主要产品有 :不锈钢反应釜、反应釜、实验用反应釜等等.公司的不锈钢高压反应釜,不锈钢反应釜系列产品有着很高的市场占有率

    Voir en ligne : sefg

    Répondre à ce message

  • N°4 - Aurélie DUPONT

    18 juillet 2008 11:50, par fdsf

    Hangzhou Deli technology production distribution Process calibrator products, providing a variety of process calibrator. Welcome to the Advisory parameters ...

    Paperless Recorder Low Cost Paperless Recorder,Supply Paperless Recorder,Easy use,good quality !One of the best paperless.

    威海汇鑫化工机械有限公司专业实验用反应釜生产企业,主要产品有 :不锈钢反应釜、反应釜、实验用反应釜等等.公司的实验用反应釜,反应釜系列产品在市场有着良好的口碑

    防腐木花架以其美观防腐蚀等特性被广泛应用于景观工程,杭州馨艺景观设计公司生产安装防腐木花架,防腐木花箱,防腐木屋,拥有一支高素质的施工队伍.

    杭州德利科技有限公司经营生产无纸记录仪,汽油辛烷值测定仪,智能电量测量仪等,其销售的无纸记录仪,汽油辛烷值测定产品以其优越的性能广受好评!

    在线ph计、工业在线ph计.杭州德利科技是国内规模较大的集生产销售在线ph计一体的综合性公司,始终走在在线ph计行业前沿!

    威海汇鑫化工机械有限公司不锈钢反应釜供应商,主要产品有 :不锈钢反应釜、反应釜、实验用反应釜等等.公司的不锈钢高压反应釜,不锈钢反应釜系列产品有着很高的市场占有率

    杭州德利科技生产经销过程校验仪产品,提供各种规格的过程校验仪.欢迎前来咨询索取过程校验仪参数表 !

    防腐木、碳化木杭州馨艺景观防腐木供应商,承接防腐木桥、防腐木屋、防腐木景观工程以及别墅绿化、防腐护栏、碳化木、私家花园等各种防腐木工程.

    反应釜、实验用反应釜不锈钢反应釜.威海汇鑫化工机械有限公司专业反应釜生产企业,反应釜领域最为专业的反应釜供应商之一

    馨艺景观设计承接私家花园设计施工,我们拥有优秀的设计人员和良好的施工队伍为你量身定制私家花园专属领地 !

    威海汇鑫化工机械有限公司主要生产各种大、中、小型磁力反应釜、 聚合釜、高压釜以及各种高压磁力反应釜、实验用反应釜。——. 生产技术支持:开原化工机械有限公司

    波纹管,金属软管,四氟软管,波纹管接头.姜堰市悦达波纹管公司生产各种规格材质的金属软管,波纹管等产品.金属软管系列产品畅销国内外 !

    悦达公司是生产不锈钢软管、波纹膨胀节、金属软管、橡胶软管、聚四氟乙烯软管的专业公司。公司拥有专业的技术人员、先进的设备和一套完善的检测手段,其波纹管,金属软管系列产品广泛适用于石化、冶炼、航空航天、建筑、电力、供热管道、机械制造等行业。

    杭州馨艺景观设计公司打造别墅绿化第一品牌,专业的别墅绿化设计和高素质的施工队伍为你打造接近自然生态的别墅绿化效果.

    威海汇鑫化工机械有限公司钛反应釜第一品牌,主要产品有 :不锈钢反应釜、钛反应釜、磁力反应釜、反应釜等等.公司的钛反应釜,反应釜系列产品畅销国内外市场

    杭州馨艺景观设计公司打造防腐木工程第一品牌,承接各种防腐木工程 !公司拥有高素质的施工队伍打造出众多样板防腐木工程,在业内有较高的知名度.

    馨艺景观设计承接各种防腐木亭、防腐木屋等防腐木景观工程.防腐木亭以其美观大方坚固耐用防腐蚀性好近年来被广泛应用于景观建设中

    真空泵、自吸泵建德市科技实验厂真空泵专家.始终致力于自吸泵,真空泵,水喷射真空泵系列产品研发和制造。欲打造自吸泵,真空泵行业领先品牌

    液晶显示模块是一种将液晶显示器件、连接件、集成电路、PCB线路板、背光源、结构件装配在一起的组件.英文名称叫“LCD Module”,简称“LCM”,中文一般称为“液晶显示模块” .

    凡是从设备中抽出气体,使设备内部达到真空的机械称为真空抽气机或真空泵。从结构上真空泵大致可分为:往复式真空泵、回转式真空泵和水喷射真空泵等。1、往复式真空泵。往复式真空泵适用于抽送不含固体颗粒、无腐蚀性的气体。这种真空泵的抽气速率较大,真空度较高。故在化工厂中广泛应用。但其结构复杂,维修量大。

    普通离心泵,若吸入液面在叶轮之下,启动时应预先灌水,很不方便。为了在泵内存 水, 吸入管进口需要装底阀,泵工作时,底阀造成很大的水力损失。所谓自吸泵,就是在启动前不需灌水(安装后第一次启动仍然需灌水),经过短时间运转,靠泵本身的作用,即可以把水吸上来,投入正常工作。

    自吸泵按作用原理分为以下几类:

    1.气液混合式(包括内混式和外混式); 2.水环轮式; 3.射流式(包括液体射流和气体射流)。

    气液混合式水喷射真空泵的工作过程:由于自吸泵泵体的特殊结构,水泵停转后,泵体内存有一定量的水,泵再次启动后由于叶轮旋转作用,吸入管路的空气和水充分混合,并被排到气水分离室,气水分离室上部的气体溢出,下部的水返回叶轮,重新和吸入管路的剩余空气混合,直到把泵及吸入管内的气体全部排出,完成自吸,并正常抽水。水环轮式自吸泵是将水环轮和水泵叶轮组合在一个壳体内,借助水环轮将气体排出,实现自吸。当泵正常工作后,可通过阀截断水环轮和水泵叶轮的通道,并且放掉水环轮内的液体。射流式自吸泵,由离心泵和射流泵(或喷射器)组合而成,依靠喷射装置,在喷嘴处造成真空实现抽吸。

    普洛康裕制药有限公司通过将反应产生的废物综合利用、工艺废气吸收利用、工艺技改割除尾气、更换全封闭式旋流板塔以及割除锅炉烟气排放等方式,对全厂废气集中进行整治,

    JZJS型真空机组是以普通罗茨水喷射真空泵为主泵,以双级水环式真空泵为前级泵,通过压力继电器或电接点真空表,来实现罗茨泵水环泵的自动启闭,自动过载保护的成套真空获得设备。它除了具有一般罗茨真空泵机组的一些特点外,由于采用水环式真空泵作前级泵,因此,它特别适用于抽除含较多蒸汽及有一定腐蚀性气体的工业流程中。例如:化工产品的真空蒸馏、真空蒸发、脱水结晶;轻纺工业的涤纶切片干燥;食品工业的冷冻干燥等工艺均可采用。

    全国防腐设备产业三分之一在浙江,而浙江的防腐企业绝大部分在建德。上个世纪80年代初,建德正是我国聚丙烯设备的研发、规模化生产的发轫之地。经过20多年的发展,尽管在建德星罗棋布三四十家防腐企业,但因为多种原因,建德始终没有形成像义乌、永康、温州、海盐一样的以某个产业为链条的块状经济。小散乱严重阻碍了这个产业的发展,也形成了市场的无序竞争。

    (废气吸收)尾气吸收装置采用降膜吸收器填料吸收塔水喷射真空机组、酸泵、贮罐为主要设备,采用先进的逆向吸收工艺流程,主要用于吸收HCL气体制备盐酸,也可作SO2、NH3、P2O5、H2S等气体的回收、处理,该装置集吸收、冷却、制酸为一体,全过程应系统需要可在密封或负压下进行,安全无泄漏。系统采用循环吸收法,吸收率可达98%-100%,浓度达30%以上(如有冷冻盐水效果更佳),是化工生产中尾气吸收和废气处理的首选产品。

    换热器是将热流体的部分热量传递给冷流体的设备,又称热交换器。换热器的应用广泛,日常生活中取暖用的暖气散热片、汽轮机装置中的凝汽器和航天火箭上的油冷却器等,都是换热器。它还广泛应用于化工、石油、动力和原子能等工业部门。它的主要功能是保证工艺过程对介质所要求的特定温度,同时也是提高能源利用率的主要设备之一。

    填料塔是以塔内的填料作为气液两相间接触构件的传质设备。填料塔的塔身是一直立式圆筒(如上图所示),底部装有填料支承板,填料以乱堆或整砌的方式放置在支承板上。填料的上方安装填料压板,以防被上升气流吹动。液体从填料吸收塔顶经液体分布器喷淋到填料上,并沿填料表面流下。气体从塔底送入,经气体分布装置(小直径塔一般不设气体分布装置)分布后,与液体呈逆流连续通过填料层的空隙,在填料表面上,气液两相密切接触进行传质。

    浙江省建德市科技实验厂真空计量罐供应商,PPJ系列聚丙烯真空计量罐是公司新推出的一款优异性能的真空计量罐产品。设计科学、结构合理、安全可靠

    动平衡机是用来测量机械的旋转工件(转子)动不平衡量的大小和相位的专用设备。根据动平衡机测量结果对转子的不平衡量进行校正,使转子旋转时产生的振动或作用于轴承上的振动减少到允许的范围内,以达到减少振动、改善性能和提高产品质量的目的。

    悦达波纹管有限公司是生产不锈钢软管、波纹膨胀节、金属软管、橡胶软管、聚四氟乙烯软管的专业公司。公司拥有专业的技术人员、先进的设备和一套完善的检测手段,其波纹管,金属软管系列产品广泛适用于石化、冶炼、航空航天、建筑、电力、供热管道、机械制造等行业。

      公司生产的金属软管符合 标准,具有质量轻、耐腐蚀、抗疲劳、耐高压、柔性好占地少等特点。并承接非标接头的金属软管如:英制螺纹、多层网套、快速接头等。

    波纹补偿器,又称膨胀节,按美国 ETMA 、 ASME 和我国 GB/T12777-1999 标准设计、该产品结构紧凑,承受压力强、补偿量大、能承受各向位移,并具有降噪、减振的作用。

      注重管理、狠抓质量、强化服务是我们永久不变的追求,在各界用户朋友的关心支持下,公司不断发展壮大。江苏姜堰市悦达波纹管有限公司先后获得“ ISO9002 ”国际认证、“全国质量管理达标企业”、“重合同守信用企业”、“质量信得过企业”、“企业管理先进单位”等殊荣。

      我公司意就金属软管、波纹补偿器、波纹管、聚四氟乙烯补偿器的理论研究,在非标设计、管网布局及产品造型等诸多方面,同国内外设计、承包、使用单位密切合作共创管路系统的双优工程

    弘泰除湿设备专家从事仓库除湿机,商用除湿机、除湿机、抽湿机、除湿器等空气除湿设备开发、制造并销售最可靠的、安全易用的技术产品,所生产的仓库除湿机,商用除湿机质量上乘,品质高,帮助全球客户和合作伙伴取得成功。联系电话:+86 571 28852588

    防爆空调根据结构形式可分为窗式空调、挂式空调和柜空调根据功能可分为单冷型和冷暧型。我公司的防爆空调在国内品牌机的基础上进行防爆处理,防爆性能可靠,且对空调本身的制冷或制暧无影响. 由于空调型式结构多样,

    不少市民表示,价格因素是制约他们选购除湿机的最大因素,买台抽湿机的价格足够买一台空调了,而且空调不仅可以制冷、制热,也有除湿功能。为此,业内有人士则表示,由于空调机是固定的,而且只能在局部小面积范围除湿,更重要的是空调机除湿时会增加几倍的负荷运行,不但容易耗费

    移动空调作为空调行业的新品种,进入中国市场大约二年多的时间,移动空调实质上是把普通空调的内外机合成一体的空调,没有室外机,不需要专业安装,通过压缩机的制冷,利用排风管排出热风,达到局部区域降温的效果。

    Voir en ligne : 防腐木

    Répondre à ce message

A lire dans la même rubrique :




[ Imprimer cet article ] [ Haut ]_

__